Afrique du Sud

MATHILDE MAISONNEUVE
MS Spécialisation Marketing Communication 
Promotion 2017 – 2019

Assistante marketing communication @SRDi 
Aix les bains, France.

  • Dans quel contexte es-tu partie à l’étranger ? (VIE, Expat, autres ?)

C’est à la suite de mon Bac+5 que je suis partie à l’étranger. Je voulais développer mon anglais d’un point de vue personnel mais aussi professionnel, car je suis dans le domaine du marketing et de la communication. A mes yeux l’anglais était important pour pouvoir accéder à de bons postes.
Je suis donc partie avec un organisme nommé EF (education first), qui propose des séjours linguistiques partout dans le monde. 

  • Dans quel pays es-tu partie ? Pourquoi ce pays ? Cette ville ?

Je suis partie 4 mois en Afrique du Sud, à Cape Town. J’ai toujours été attirée par les pays africains et l’Afrique du Sud était pour moi un rêve. Son histoire avec l’Apartheid, son mélange de cultures, ses paysages, je voulais vraiment découvrir tout cela un jour. 
Cape Town est une ville vraiment magnifique, mais assez complexe. On peut passer d’un quartier pauvre avec des Townships à un quartier très riche en quelques minutes. C’est un peu un mixte entre une ville africaine et une ville européenne. 

  • Quand es-tu partie à l’étranger ?

Je suis partie 4 mois, de septembre 2019 à janvier 2020. 

  • Quand as-tu commencé tes démarches pour partir ?

J’ai commencé mes démarches en novembre 2018. C’est important de commencer ses démarches en avance car en fonction des pays et de la durée du voyage il faut un passeport, visa etc … et les ambassades ne sont pas connues pour leur réactivité. Il faut aussi parfois demander un permis international. D’ailleurs le mien a mis 1 an à arriver, donc je l’ai reçu après mon retour en France… 

  • Es-tu partie seule ?

Oui je suis partie seule. Mais l’avantage de partir avec un organisme est qu’il est beaucoup plus facile de rencontrer du monde. De plus j’avais fait le choix de séjourner dans une Host Family, ce qui m’a permis d’être au plus près de la culture sud-africaine mais aussi d’avoir des roommates qui venaient de différents pays et continents. 

  • Avais-tu déjà une expérience à l’étranger avant celle-ci ?

Non, c’était ma première expérience. Je voulais vraiment finir mes études avant de partir à l’étranger. Pour me consacrer entièrement à mon expérience et ne pas avoir à penser aux études. 

  • Quel niveau de langue avais-tu avant ton départ ? Quel niveau penses-tu avoir aujourd’hui ?

J’avais un niveau très basique en anglais, un niveau scolaire. À la fin de mon séjour j’ai passé le test EFSET qui est le diplôme délivré par mon organisme. J’ai eu le niveau C1, ce qui était impensable pour moi. J’avais pour objectif d’atteindre le niveau B2, sans être très convaincue. 
Mais le fait d’avoir côtoyé beaucoup d’étranger m’a beaucoup aidé et m’a surtout permis d’être plus à l’aise et de ne pas avoir honte de m’exprimer en anglais car on fait tous des erreurs. C’est important de sortir de sa zone de confort dans ces moments-là et de ne pas côtoyer seulement des francophones. 
Aujourd’hui je regarde sans problème des films et séries en anglais et j’essaie de lire au maximum des livres en anglais.

  • Avais-tu organisé ton voyage avant le départ ? hébergement, rencontre virtuelle des différents acteurs de votre expérience…

Étant donné que je suis partie avec un organisme, je ne me suis pas occupée des démarches pour trouver un hébergement. Et nous avions une plateforme à disposition pour rentrer en contact avec les gens qui partaient dans le même pays, au même moment. Après les rencontres se font surtout une fois sur place. 

  • L’adaptation à un nouveau pays, une nouvelle culture a-t-elle été compliquée ou plutôt simple pour toi ? Pourquoi ?

L’adaptation a été plutôt simple, J’ai rencontré des gens très rapidement, j’ai lié de très fortes amitiés. 
La barrière de la langue était un peu difficile au début, surtout qu’en Afrique du Sud ils ont un accent assez prononcé, puis ils mélangent l’anglais avec les autres langues/dialectes. Car il y a 11 langues officielle dans le pays, donc j’ai pu apprendre quelques mots en Afrikaans et en Xhosa. 
Mais globalement c’était assez simple, d’ailleurs je ne voulais plus rentrer au bout de 4 mois. C’est passé beaucoup trop vite. 

  • Avec du recul, que penses-tu de cette expérience ?

Si c’était à refaire je le referais à 100%. C’était une très belle expérience qui m’a beaucoup apporté tant au niveau pro que perso. J’ai été confronté à des choses très dures comme la pauvreté, l’insécurité, la violence et la drogue. L’Afrique du Sud ne fait pas parti des pays les plus sécurisé, on ne se déplace pas à pied la nuit par exemple. Et en tant que personne blanche on est vu comme une proie facile, beaucoup de mes amis se sont fait voler et certains se sont même fait agresser avec des couteaux. Mais ça m’a permis de voir les choses différemment à mon retour en France. 
Mais à côté de ça, les paysages sont magnifiques, les gens sont accueillants et ouverts d’esprit. La mentalité est vraiment différente de la mentalité française. Et c’est vraiment bien de pouvoir échanger avec des gens de cultures différentes. Aujourd’hui j’ai des amis en Europe mais aussi en Arabie Saoudite, chose qui ne serait sûrement jamais arrivée en restant en France. 
Au niveau professionnel aussi, ça m’a aidé à me démarquer des autres lors de mes entretiens. Mon choix de destination a beaucoup intrigué les recruteurs et ça met aussi en avant l’autonomie, la mobilité etc … 

  • Que fais-tu maintenant ? 

Aujourd’hui je suis assistante marketing communication à Aix les bains pour une PME qui propose des accessoires multimédias. Je gère toutes les relations avec les prestataires et fournisseurs en France et à l’étranger, les suivis de dossier, je participe au développement des produits et toute l’approche communication/marketing qui en découle. 

  • Es-tu restée dans le même pays ? Si changement, pourquoi ?

J’ai dû rentrer en France au bout de 4 mois parce que mon visa se terminait. Et puis finalement 2 semaines après nous avons été confinés donc dans tous les cas je n’avais pas d’autre choix que de revenir en France. 
J’avais pour projet de repartir à l’étranger, mais avec la situation sanitaire j’ai dû reporter mes projets.