Canada


AMELIE LAURENT
MS Spécialisation Marketing
Promotion 2009 – 2011

Directrice Marketing et Communication @S&S Canada
Montréal, Canada.

L’équipe Ecem’around the world a rencontré Amélie Laurent, une alumni de l’Ecema qui s’est expatriée au Canada après l’obtention de son diplôme.
Retour sur son parcours atypique, via ce témoignage vidéo dans le lequel Amélie nous partage son expérience et ses conseils avisés.


AURELIE VINGATARAMIN
MS Spécialisation Ressources Humaines
Promotion 2017 – 2018

Adjointe de direction RH @Collège de Bois-de-Boulogne
Montréal, Canada.

  • Dans quel contexte es-tu partie à l’étranger ? (VIE, Expat, autres ?) 

Je suis partie à l’étranger en tant qu’expatriée, plus exactement avec un permis vacances/travail (PVT).

  • Dans quel pays es-tu partie ? Pourquoi ce pays ? Cette ville ?

Je suis partie au Canada, plus précisément au Québec, dans la région de Montréal. J’ai choisi cette province à la suite de plusieurs vacances là-bas. Et comme nous disons ici, je suis tombée en amour du Québec, de par les grands espaces mais aussi pour Montréal, cet aspect ville d’Amérique du Nord.
Mais surtout, la gentillesse des québécois ont fini par me décider que je souhaitais vivre ici.

  • Au sein de quelle entreprise travailles-tu ? Quel est son domaine d’activité ? 

Actuellement, je travaille dans un Cegep. En France, cela représente le lycée ou une institution de formation avant le passage à l’université. Je travaille en tant qu’adjointe de la direction des ressources humaines. En France, cela représenterait un mixte d’assistante RH et chargée RH. Je m’occupe essentiellement du recrutement des enseignants mais également du secrétariat et du soutien de la Directrice des RH.  Je suis responsable de la gestion des fournitures du département et de la partie administrative des dossiers de griefs et relations de travail. 

  • Quel était ton poste en alternance à l’ECEMA ?

Lors de mon alternance, j’étais chargée de recrutement dans une entreprise de recrutement des informaticiens. 

  • Quand es-tu partie à l’étranger ?

Je suis partie en septembre 2018.

  • Quel niveau de langue avais-tu avant ton départ ? Quel niveau penses-tu avoir aujourd’hui ?

Au Québec, nous n’avons pas vraiment besoin de l’anglais sauf peut-être à Montréal. Je suis partie avec un niveau de base en anglais et actuellement, mon anglais est beaucoup plus fluide même si je travaille uniquement en français.

  • As-tu organisé ton voyage avant le départ ? hébergement, rencontre virtuelle des différents acteurs de votre expérience…

Nous avons pris 9 mois pour préparer notre expatriation. Vendre nos meubles, mettre de l’argent de côté, trouver notre Airbnb pour notre arrivée pour les premières semaines. Préparer tout le côté administratif que ce soit en France pour le départ et ici pour l’arrivée.

  • L’adaptation à un nouveau pays, une nouvelle culture a-t-elle été compliquée ou plutôt simple pour toi ? Pourquoi ?

L’adaptation s’est très bien passée en partie car j’ai immigré dans une province francophone. Mais il y a quand même eu la barrière de la langue car ce n’est pas le même français, les mêmes expressions.
La population québécoise est très ouverte pour nous aider à nous intégrer. De plus, mon intégration a pu bien se passer grâce à mon emploi et mes collègues qui m’ont fait découvrir cette culture québécoise. 

  • Que fais-tu maintenant ? 

Je suis toujours à mon poste d’adjointe de la direction des ressources humaines et je vis sur la région de Montréal. Je m’y suis installée définitivement avec mon mari.

  • Quelles sont les raisons pour lesquelles tu es restée à l’étranger ?

Je suis restée à l’étranger car les opportunités professionnelles ont été meilleures. La vie en général est plus agréable. Les opportunités tant professionnelles que personnelles se sont ouvertes à moi me permettant d’envisager de rester ici.

  • Avec du recul, que penses-tu de cette expérience ?

Avec du recul, je pense que c’est une très belle expérience permettant d’ouvrir l’esprit mais aussi de mûrir tant personnellement que professionnellement. 

CHRISTELLE RASENDRA
MS Spécialisation Gestion des organisations
Promotion 2014 – 2016

Coordinatrice RH @Endeavour Mining Corporation
Toronto, Canada.

  • Dans quel contexte es-tu partie à l’étranger ? (VIE, Expat, autres ?) 

Je suis venue au Canada dans le but de m’installer définitivement, donc j’ai repris un deuxième master en ressources humaines à l’Université de Montréal pour être sûre d’avoir un diplôme local reconnu et ainsi faciliter mon intégration et ma progression sur le marché du travail. 

  • Dans quel pays es-tu partie ? Pourquoi ce pays ? Cette ville ?

Je suis arrivée à Montréal au Canada en Décembre 2016 où j’ai effectué mon master pendant deux ans, à la suite desquels je me suis installée à Toronto où je vis maintenant depuis plus de deux ans. J’ai choisi Toronto pour être dans la partie anglophone et développer mon anglais. Toronto est la 1ère ville du Canada et offre énormément d’opportunités professionnelles, surtout pour les bilingues Français/Anglais comme les entreprises travaillent étroitement avec le Québec voisin qui est francophone. C’est aussi une ville multiculturelle où 60% des habitants ne sont pas nés au Canada, donc il y a une grande diversité de nationalités et donc de cultures (nourriture, traditions, etc.).

  • Au sein de quelle entreprise travailles-tu ? Quel est son domaine d’activité ? 

Je travaille en tant que Coordinatrice RH dans une compagnie minière qui produit de l’or en Afrique de l’Ouest, Endeavour Mining Corporation. Le siège social est à Londres mais nous avons des locaux à Toronto.

  • Quel était ton poste en alternance à l’ECEMA ?

Je suis restée 3 ans chez BioMérieux où j’ai été Assistante RH, Assistante Relations Sociales et Chargée de Recrutement.

  • Quand es-tu partie à l’étranger ?

En Décembre 2016, après avoir fini l’ECEMA en Septembre 2016.

  • Quel niveau de langue avais-tu avant ton départ ? Quel niveau penses-tu avoir aujourd’hui ?

Je faisais partie de la classe d’étudiants avec un niveau d’anglais avancé à l’ECEMA ; mais tout est relatif. J’avais une bonne compréhension et une bonne connaissance du vocabulaire et de la grammaire à la base, mais c’est une chose de lire, écrire et comprendre et une autre de le parler de manière fluide au quotidien. Aujourd’hui j’ai acquis la capacité de travailler totalement en anglais mais je continue à apprendre tous les jours. Les interactions orales sont forcément toujours plus stressantes que l’écrit. Le fait de vivre dans un environnement anglophone aide beaucoup à progresser car on est obligé de constamment s’adapter et chercher comment s’exprimer dans toutes les situations. La seule chose que je regrette et qui n’est pas aidée par la pandémie, est le fait de ne pas avoir davantage d’amis / connaissances locales pour développer mon anglais informel/de tous les jours.

  • As-tu organisé ton voyage avant le départ ? hébergement, rencontre virtuelle des différents acteurs de votre expérience…

Non, pas vraiment, étant donné que je ne connaissais personne et je n’utilisais pas beaucoup LinkedIn à l’époque. J’ai eu quelques contacts qui m’ont été recommandés par des connaissances. Côté hébergement, cela s’est fait sur Facebook de manière très informelle, je me suis mise en colocation pour faciliter l’intégration et ne pas être toute seule. Ensuite, j’ai tout appris et découvert sur place…

  • L’adaptation à un nouveau pays, une nouvelle culture a-t-elle été compliquée ou plutôt simple pour toi ? Pourquoi ?

Pas évident de répondre à cette question, ça n’a été ni simple ni vraiment compliqué 😊 
Je pense que l’adaptation à un nouveau pays / nouvelle culture est très propre à chaque personne et dépend du degré de volonté et d’investissement qu’on veut y mettre et l’ouverture d’esprit. Nous savons forcément qu’il y a des différences lorsqu’on arrive dans un autre pays, mais chacun réagit de sa propre façon face à ces différences et va mettre un temps plus ou moins long à s’y adapter. Je suis passée par une phase de questionnement au début, surtout pendant l’hiver très rude auquel on n’est pas du tout habitué les premiers temps, je me suis demandée si tout cela valait la peine et si je n’avais pas commis une erreur de partir aussi loin de tous mes proches, dans un pays aussi froid et pour reprendre un 2e master, j’aurais mieux fait de prendre un travail en France comme tout le monde et continuer mon chemin. L’erreur qu’on peut commettre au début est de vouloir tout trop vite. L’adaptation prend forcément du temps parce qu’on fait face à un environnement et des codes que l’on ne connaît pas, et il faut accepter de prendre le temps de les comprendre et rester dans une zone d’inconfort pendant quelque temps, ce qui n’est pas facile. Mais ensuite on se rappelle que c’est un choix que l’on a fait et qu’il faut au moins aller jusqu’au bout pour voir ce que ça peut donner et ne pas abandonner dès que ça devient difficile. Puis le temps passe et on se sent de mieux en mieux une fois qu’on comprend mieux comment ça fonctionne, et se faire un nouveau cercle aide beaucoup aussi.

  • Quelles sont les raisons pour lesquelles tu es restée à l’étranger ?

Je rajouterais que j’ai aussi le sentiment d’apprendre tous les jours et que je continue à me développer pour moi par rapport à ce qui me correspond, et non pas parce que je vois tout le monde autour de moi faire ça ou parce que c’est ce que la société voudrait ou ce qui paraît « normal ». Finalement je crois qu’être tout seul à l’étranger permet de s’affranchir des cadres et des barrières que l’on croyait insurmontables auparavant. 

  • Avec du recul, que penses-tu de cette expérience ?

Je pense que c’est la meilleure décision que j’ai prise de toute ma vie ! J’ai vraiment eu des moments de doutes difficiles à passer au début, mais avec le recul je referais tout ça exactement comme ça s’est passé si je devais le refaire. Cette expérience m’a appris à me connaître davantage et à me découvrir des capacités que je ne pensais pas avoir. Faire face à la difficulté quand on est seul, loin de tout le monde, ça développe la résilience et ça apprend à relativiser face à beaucoup de situations. Et ces capacités d’adaptation et de débrouille que l’on développe personnellement, on peut aussi ensuite les appliquer au travail. Ça permet de ne plus voir les choses sous un seul angle et ça pour moi ça a fait une grosse différence par rapport à la France où je trouvais qu’on avait tendance à tout mettre dans des cases et qu’il fallait avoir un parcours totalement linéaire pour réussir. On se rend compte qu’en fait il n’existe pas qu’un seul chemin, qu’il n’existe pas qu’une seule façon de faire les choses, et ça c’est un énorme soulagement et une énorme liberté. L’Amérique du Nord a ses défauts, mais je trouve que c’est un environnement qui favorise le développement personnel (on manage par la confiance, le travail est important mais l’équilibre personnel l’est encore plus, on accepte davantage les différences et on favorise l’expression, etc.). Enfin, le fait de rencontrer des personnes venant du monde entier développe vraiment la curiosité et l’intérêt de découvrir tout ce qui se passe ailleurs dans le monde.